Les naufragés de la terre promise : Arménie 1947 / Robert Arnoux
Langue: français ; 639-2.Pays: France.Publication:Aix-en-Provence : Édisud, 2004, 46-Cahors : Impr. France Quercy • Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) : Edisud, 2004Description : 1 vol. (218 p.-[44] p. de pl.) : ill., couv. ill. ; 24 cmISBN: 2-7449-0446-5.Résumé: Le 6 septembre 1947, sous un soleil radieux, un paquebot soviétique quitte Marseille pour le port de Batoum, sur la mer Noire. Le Rossia emporte avec lui 3 600 passagers, des Arméniens établis en France depuis le début des années vingt. Ces familles ont répondu à l'appel que Staline, au lendemain de la victoire sur l'Allemagne nazie, leur avait lancé : ils tournent la page de l'exil et, dans l'enthousiasme, partent s'établir en Arménie soviétique. Trois mois et demi plus tard, le 23 décembre, un deuxième paquebot, le Podeba, prendra le même chemin. Au total, les Arméniens de France seront plus de 5 000 à s'embarquer pour cette " patrie " qui n'est pas vraiment la leur. Ce livre décrit ce que fut leur existence quotidienne dans l'URSS de Staline et de ses successeurs, l'espérance qui les avait animés, leurs désillusions et leurs souffrances. Il raconte la faim et la terreur, les tentatives d'évasion, la déportation en Sibérie, les révoltes et la résignation. A la lumière de nombreux témoignages et de documents d'archives jusqu'ici inédits, l'auteur éclaire les aspects les moins connus de ce drame : l'action de la propagande soviétique au sein de la communauté arménienne dans les années d'après-guerre, les tensions diplomatiques que le départ des rapatriés a suscitées, la visite inattendue de Christian Pineau, ministre des Affaires étrangères, à Erevan en 1956, l'appel lancé au général de Gaulle deux ans plus tard. Délaissés par la France, devenus citoyens soviétiques, les " rapatriés " devront attendre 1e milieu des années soixante pour obtenir enfin un visa de sortie. Certains ne retrouveront Marseille, Valence, Lyon ou la banlieue parisienne qu'au milieu de la décennie suivante, voire plus tard encore. Les plus âgés devront réapprendre à a vivre en immigrés, les plus jeunes à parler une langue depuis longtemps oubliée. D'autres, quelques dizaines, ne pourront jamais rentrer - cinquante-sept ans après le départ du Rossia, ils sont les derniers des naufragés de la Terre promise.; 6 septembre 1947, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Arméniens de toutes les terres de l’exil et qui s’étaient particulièrement établis en France dans les années 20, sont rapatriés vers l’Arménie soviétique. Ils sont des dizaines de milliers à répondre à l’appel de Staline et à tout abandonner pour rallier leur patrie mythique. Leur désillusion sera à la mesure de l’espérance qu’ils avaient nourrie. L’auteur fait intervenir de nombreux témoins issus des générations qui se sont succédé dans cet exil ; témoignages souvent bouleversants de ce que fut la vie quotidienne de ces Français affamés, piégés, et dont les rêves de retour étaient sévèrement punis. La Terre promise est une Terre de cauchemar. Comment parviennent-ils à survivre ? Dans cet ouvrage, Robert Arnoux éclaire un point d’Histoire qui à ce jour demeure encore mystérieux : l’épisode étrange de la visite de Christian Pineau, ministre des Affaires Étrangères à Erevan en mai 1956. C’est le début d’un long processus au terme duquel les premiers visas de retour seront accordés. Le cauchemar ne prendra fin qu’au bout de vingt ans..Bibliographie: Bibliogr. p. 215-216.Sujet - Nom commun: Arméniens -- À l'étranger -- 1945-1990 | Arméniens -- URSS -- 1945-1990 | Français d'origine arménienne -- URSS -- 1945-1990 Sujet - Nom géographique: Arménie -- 1920-1991 (République socialiste soviétique d'Arménie) SUDOC:Voir la notice dans le SUDOC| Cover image | Item type | Current library | Home library | Collection | Shelving location | Call number | Materials specified | Vol info | URL | Copy number | Status | Notes | Date due | Barcode | Item holds | Item hold queue priority | Course reserves | |
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Centre National de la Mémoire Arménienne Salle de lecture | DIA TEM ARN ԱՐՆ 3.2004 | Available | DIATEMARN32004x2 | ||||||||||||||
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Centre National de la Mémoire Arménienne Magasin | LIT ROM ARN ԱՐՆ 3.2004 | Available | LITROMARN32004x1 |
Bibliogr. p. 215-216
Bibliogr. p. 215-216
Le 6 septembre 1947, sous un soleil radieux, un paquebot soviétique quitte Marseille pour le port de Batoum, sur la mer Noire. Le Rossia emporte avec lui 3 600 passagers, des Arméniens établis en France depuis le début des années vingt. Ces familles ont répondu à l'appel que Staline, au lendemain de la victoire sur l'Allemagne nazie, leur avait lancé : ils tournent la page de l'exil et, dans l'enthousiasme, partent s'établir en Arménie soviétique. Trois mois et demi plus tard, le 23 décembre, un deuxième paquebot, le Podeba, prendra le même chemin. Au total, les Arméniens de France seront plus de 5 000 à s'embarquer pour cette " patrie " qui n'est pas vraiment la leur. Ce livre décrit ce que fut leur existence quotidienne dans l'URSS de Staline et de ses successeurs, l'espérance qui les avait animés, leurs désillusions et leurs souffrances. Il raconte la faim et la terreur, les tentatives d'évasion, la déportation en Sibérie, les révoltes et la résignation. A la lumière de nombreux témoignages et de documents d'archives jusqu'ici inédits, l'auteur éclaire les aspects les moins connus de ce drame : l'action de la propagande soviétique au sein de la communauté arménienne dans les années d'après-guerre, les tensions diplomatiques que le départ des rapatriés a suscitées, la visite inattendue de Christian Pineau, ministre des Affaires étrangères, à Erevan en 1956, l'appel lancé au général de Gaulle deux ans plus tard. Délaissés par la France, devenus citoyens soviétiques, les " rapatriés " devront attendre 1e milieu des années soixante pour obtenir enfin un visa de sortie. Certains ne retrouveront Marseille, Valence, Lyon ou la banlieue parisienne qu'au milieu de la décennie suivante, voire plus tard encore. Les plus âgés devront réapprendre à a vivre en immigrés, les plus jeunes à parler une langue depuis longtemps oubliée. D'autres, quelques dizaines, ne pourront jamais rentrer - cinquante-sept ans après le départ du Rossia, ils sont les derniers des naufragés de la Terre promise. 4eme de couverture
6 septembre 1947, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Arméniens de toutes les terres de l’exil et qui s’étaient particulièrement établis en France dans les années 20, sont rapatriés vers l’Arménie soviétique. Ils sont des dizaines de milliers à répondre à l’appel de Staline et à tout abandonner pour rallier leur patrie mythique. Leur désillusion sera à la mesure de l’espérance qu’ils avaient nourrie. L’auteur fait intervenir de nombreux témoins issus des générations qui se sont succédé dans cet exil ; témoignages souvent bouleversants de ce que fut la vie quotidienne de ces Français affamés, piégés, et dont les rêves de retour étaient sévèrement punis. La Terre promise est une Terre de cauchemar. Comment parviennent-ils à survivre ?
Dans cet ouvrage, Robert Arnoux éclaire un point d’Histoire qui à ce jour demeure encore mystérieux : l’épisode étrange de la visite de Christian Pineau, ministre des Affaires Étrangères à Erevan en mai 1956. C’est le début d’un long processus au terme duquel les premiers visas de retour seront accordés. Le cauchemar ne prendra fin qu’au bout de vingt ans.
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