03303nam0 2200229 450000500170000003500210001703500090003810000410004710100080008810200070009620000740010321000440017721500330022132000210025433025200027560600570279560700350285260700560288760700700294370000340301380100260304720170118110403.0 a(OCoLC)496820599 a1302 a20081220f1960 k y0frey50 ba afre aTR1 aCommagenebTexte impriméeNemrut DaḡieAdiyamanfDr. Berker Yaman aTurquiecMinyatür YayinlaribIstanbul a1 vol. (128 p.)cill.d23 cm aBibliogr. p. 123 aLivre illustré présentant la statuaire préchrétienne du Mont Nemrod situé dans le Royaume de Commagène. Ce livre publié à Istanbul omet délibérément toute référence a l'origine arménienne de ce groupe monumental : Le mausolée a été découvert en 1881 par un géologue turc, puis étudié par une expédition allemande dirigée par Karl Sester en 1890, mais c'est à une expédition américaine de 1953 que l'on doit l'essentiel des recherches. Au IVe siècle av. J.-C., la Commagène est une province du royaume séleucide, mais en 162 av. J.-C., le gouverneur grec se déclare indépendant et constitue le royaume de Commagène. Le pouvoir passe peu après aux mains d'une famille arménienne, dont le père, Mithridate Ier de Commagène, se fait proclamer roi. Son fils, Antiochus Theos Ier lui succède en 62 av. J.-C. et décide alors d'établir son culte personnel ainsi que celui des dieux au sommet de la montagne sainte du Nemrut Dağı1. Antiochos Ier avait donc fait construire un énorme tumulus au sommet du Nemrut Dağı, flanqué, à l'est et à l'ouest de deux vastes terrasses. La terrasse ouest, taillée en partie dans le roc, est maintenue par un mur gigantesque sur le versant de la montagne. Elle supporte un groupe de cinq statues encadrées à chaque extrémité par un aigle et un lion et dont la disposition relève de l'hiérothésion. Les statues colossales mesuraient neuf mètres de plus, mais il ne reste plus que leur tête haute de deux mètres. On trouve donc côte à côte les têtes des principaux dieux arméniens : Vahagn, Anahit, Aramazd, la déesse Commagène, et enfin Antiochos lui-même. À proximité, des stèles montrent les effigies d'Antiochos, de son père Mithridate Ier et de sa mère Laodice, qui serrent la main de façon familière aux divinités. Les inscriptions nous apprennent que le roi se prétendait le descendant d'Alexandre par sa mère et de Tigran le Grand par son père. La terrasse orientale présente les mêmes dispositions que la terrasse opposée, mais supporte également un autel à incinération. Car le lieu servait au culte royal, célébré chaque mois au cours d'une cérémonie religieuse qui rassemblait les habitants de la région autour des autels. Le tumulus abrite sans doute le tombeau d'Antiochos, mais celui-ci n'a toujours pas été découvert. Les illustrations en couleur permettent de visualiser ce groupe monumental 302726971XaArchéologie3027254755yTurquie2rameau 3031422438aCommagène2rameau 3027254755aTurquie3027386236xAntiquités2rameau 3077791622aNemrud-Dâgh (Turquie ; site archéologique)2rameau 3130039314aYamanbBerker4070 3bAbesc20081220gAFNOR