Glissement de terrain : roman / Vahram Martirosyan ; traduit de l'arménien par Denis Donikian
Langue: français ; de l'oeuvre originale, arménien.Pays: Canada.Publication:Canada : Les 400 coups : L'instant même, 2007Description : 1 vol. (204 p.) : couv. ill. en coul. ; 21 cmISBN: 9782845960817.Classification: ; , 800Résumé: Climat de gouaille et de plomb, car le naufrage menace. D’abord ce « glissement de terrain » qui vous arrache un homme, une maison, un quartier sans crier gare. Ici ou là, la terre s’effondre, signe visible, manifeste, de la gangrène qui travaille et pourrit tout un pays. En surface, les vivants vivent la déroute au jour le jour. Ça les mine, ça les anime aussi, ça les rend plus diaboliques que jamais. Pas d’autre morale, pas d’autre lutte, pas d’autre foi, pas d’autre parole, pas d’autre souci, quand ça vous crie au ventre, que d’échapper à l’étranglement. On veut réussir à partir, quitte à prendre le risque de voir mourir en soi la mémoire de ses origines. Les moins chanceux magouillent pour trouver une faille dans le système et pour mettre les bouts. Les vieux restent au pays comme les déchets d’une société en perdition. Une maladie qui n’épargne personne. La peste que cet appel vers tous les possibles. Et pendant ce temps, la terre, la terre jamais rassasiée, la terre haïe que nul n’habite plus sinon contre son gré, avale ses enfants….| Cover image | Item type | Current library | Home library | Collection | Shelving location | Call number | Materials specified | Vol info | URL | Copy number | Status | Notes | Date due | Barcode | Item holds | Item hold queue priority | Course reserves | |
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Livre
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Centre National de la Mémoire Arménienne Salle de lecture | LIT ROM MAR 3.2007 | En traitement | LITROMMAR32007 |
Climat de gouaille et de plomb, car le naufrage menace. D’abord ce « glissement de terrain » qui vous arrache un homme, une maison, un quartier sans crier gare. Ici ou là, la terre s’effondre, signe visible, manifeste, de la gangrène qui travaille et pourrit tout un pays.
En surface, les vivants vivent la déroute au jour le jour. Ça les mine, ça les anime aussi, ça les rend plus diaboliques que jamais. Pas d’autre morale, pas d’autre lutte, pas d’autre foi, pas d’autre parole, pas d’autre souci, quand ça vous crie au ventre, que d’échapper à l’étranglement. On veut réussir à partir, quitte à prendre le risque de voir mourir en soi la mémoire de ses origines. Les moins chanceux magouillent pour trouver une faille dans le système et pour mettre les bouts. Les vieux restent au pays comme les déchets d’une société en perdition. Une maladie qui n’épargne personne. La peste que cet appel vers tous les possibles. Et pendant ce temps, la terre, la terre jamais rassasiée, la terre haïe que nul n’habite plus sinon contre son gré, avale ses enfants…
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