"M.K.", récit d'un déporté arménien, 1915 : dix années d'errance parmi les Kurdes et les Syriaques : témoignage / (texte établi par) Baskin Oran ; (traduit du turc par) Elif Saner, (revu par) François Skvor
Traduction de: "M.K.", Adli Çocuğun Techir AnilariLangue: français ; de l'oeuvre originale, turc.Pays: France.Publication:Levallois-Perret : Turquoise, 2008, 58-Clamecy : Impr. LaballeryDescription : 1 vol. (159 p.) : ill., cartes, couv. ill., portr. ; 21 cmISBN: 978-2-9514448-1-2.Résumé: Cette histoire est celle de MK, initiales pour Manuel Kirkyacharian, petit garçon arménien déporté à lâge de 9 ans avec sa mère et son père en 1915. Lors du « transport », il assistera au suicide de sa mère puis à la mort de son père, sera témoin de meurtres et de viols, sera vendu à des Kurdes, se réfugiera dans un village syriaque et atteindra finalement Alep après 10 ans derrance. Recueilli, il part à la recherche des survivants de sa famille et retrouve sa sur à Chypre. Il sy marie avec une amie denfance puis part sinstaller en Australie. Cest là-bas que, devenu vieux monsieur, il sisole quelques heures par jour pour enregistrer ses mémoires sur bandes magnétiques, dans un turc parsemé de mots arméniens, surtout religieux et de chansons en langue kurde. Mais il ne veut pas que ses enfants et petits-enfants écoutent les bandes avant sa mort. Après le décès de son père en 1997, son fils Stepan parle des enregistrements à un proche ami turc et lui fait part de son désir de publier ce témoignage. Cet ami en parle à un autre ami, Baskin Oran, professeur en sciences politiques à Ankara et engagé dans la défense des droits des minorités. Ces enregistrements sont le témoignage dun enfant déporté et elles sont en turc, faits rares qui attirent immédiatement son attention. Stepan les lui fait parvenir et ils se rencontreront à loccasion de deux conférences que Baskin Oran organise pour lui. Avec un groupe de ses étudiants, dont une étudiante aveugle, en faisant appel à ses amis arméniens, dont Hrant Dink, et à des amis kurdes pour réaliser une topographie des lieux et comprendre les chansons en kurde, il sattelle à la transcription des enregistrements avec le projet den publier un livre, annote et commente le récit afin de le rendre compréhensible au lecteur. Un tel témoignage est en effet unique ; la force du récit est saisissante et prend sa source dans le contraste entre latrocité des scènes vécues et le style de la narration, dune grande pudeur, sans pathos et sans haine. Et sans esprit de vengeance..Bibliographie: Index..Sujet - Nom commun: Génocide arménien (1915-1916) Récits personnels | Transferts de population -- Empire ottoman -- 1900-1945 Récits personnels | Arméniens -- Persécutions -- Empire ottoman 1900-1945 SUDOC:Voir la notice dans le SUDOC| Cover image | Item type | Current library | Home library | Collection | Shelving location | Call number | Materials specified | Vol info | URL | Copy number | Status | Notes | Date due | Barcode | Item holds | Item hold queue priority | Course reserves | |
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Livre
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Centre National de la Mémoire Arménienne Salle de lecture | GEN TEM ORA ՈՐԱ 3.2008 | Available | GENTEMORA32008 |
Glossaire. Index
Index.
Cette histoire est celle de MK, initiales pour Manuel Kirkyacharian, petit garçon arménien déporté à lâge de 9 ans avec sa mère et son père en 1915. Lors du « transport », il assistera au suicide de sa mère puis à la mort de son père, sera témoin de meurtres et de viols, sera vendu à des Kurdes, se réfugiera dans un village syriaque et atteindra finalement Alep après 10 ans derrance. Recueilli, il part à la recherche des survivants de sa famille et retrouve sa sur à Chypre. Il sy marie avec une amie denfance puis part sinstaller en Australie.
Cest là-bas que, devenu vieux monsieur, il sisole quelques heures par jour pour enregistrer ses mémoires sur bandes magnétiques, dans un turc parsemé de mots arméniens, surtout religieux et de chansons en langue kurde. Mais il ne veut pas que ses enfants et petits-enfants écoutent les bandes avant sa mort.
Après le décès de son père en 1997, son fils Stepan parle des enregistrements à un proche ami turc et lui fait part de son désir de publier ce témoignage.
Cet ami en parle à un autre ami, Baskin Oran, professeur en sciences politiques à Ankara et engagé dans la défense des droits des minorités. Ces enregistrements sont le témoignage dun enfant déporté et elles sont en turc, faits rares qui attirent immédiatement son attention. Stepan les lui fait parvenir et ils se rencontreront à loccasion de deux conférences que Baskin Oran organise pour lui.
Avec un groupe de ses étudiants, dont une étudiante aveugle, en faisant appel à ses amis arméniens, dont Hrant Dink, et à des amis kurdes pour réaliser une topographie des lieux et comprendre les chansons en kurde, il sattelle à la transcription des enregistrements avec le projet den publier un livre, annote et commente le récit afin de le rendre compréhensible au lecteur.
Un tel témoignage est en effet unique ; la force du récit est saisissante et prend sa source dans le contraste entre latrocité des scènes vécues et le style de la narration, dune grande pudeur, sans pathos et sans haine. Et sans esprit de vengeance.
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