Édesse [Texte imprimé] : joyau chrétien aux confins arméno-syriens / Ohvanesse G. Ekindjian
Langue: français.Pays: France.Publication:Paris : l'Harmattan, 2013, 14-Condé-sur-Noireau : Impr. Corlet numériqueDescription : 1 vol. (224 p.) : cartes, couv. ill. ; 24 cmISBN: 978-2-343-01434-0.Collection: Peuples et cultures de l'OrientRésumé: Édesse, ville de la haute Mésopotamie, fut longtemps peuplée de Syriaques et d’Arméniens. La dénomination Cité des patriarches, en référence à Abraham et Job, souligne sa relation avec Dieu. Edesse sera par la suite à l’origine du christianisme oriental. Les Croisés l’ont considérée comme une seconde Jérusalem, d’autant qu’elle a abrité deux reliques : le Mandylion, image du Christ envoyée au roi Abgar ; le linceul, linge enveloppant le corps de Jésus crucifié. Édesse, carrefour des civilisations, est longtemps sous dominance étrangère – romaine, perse, arabe, turque – avant une indépendance éphémère puis devient le premier État latin d’Orient au début de la première croisade. Suivent un demi-siècle de combats et la dévastation en 1146. Les chrétiens se retrouvent alors minoritaires en terre d’islam, mais conservent leur identité religieuse. La dislocation de l’Empire ottoman est à l’origine de leur anéantissement. Édesse, désormais appelée Ourfa, est un symbole des massacres hamidiens. Plus tard, en 1915, la relation entre les Jeunes-Turcs et l’Allemagne génère la résolution du Grand Crime ainsi que les Arméniens dénomment ce premier génocide du XXe siècle. Ourfa est anéantie. Les Turcs, défaits par les Alliés, se relèvent grâce à Mustafa Kemal qui obtient de la France qu’elle renonce à son mandat sur la Cilicie et les territoires de l’Est. En 1924, les Arméniens et les Syriaques survivants doivent partir sans espoir de retour..Bibliographie: Bibliogr. p. 205-207. Notes bibliogr. Lexique. Index.Sujet - Nom géographique: Urfa (Turquie) Histoire SUDOC:Voir la notice dans le SUDOC| Cover image | Item type | Current library | Home library | Collection | Shelving location | Call number | Materials specified | Vol info | URL | Copy number | Status | Notes | Date due | Barcode | Item holds | Item hold queue priority | Course reserves | |
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Livre
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Centre National de la Mémoire Arménienne Salle de lecture | HIS EKI ԵԳԻ 3.2013 | Available | HISEKI32013 |
Autre tirage : 2014
Bibliogr. p. 205-207. Notes bibliogr. Lexique. Index
Édesse, ville de la haute Mésopotamie, fut longtemps peuplée de Syriaques et d’Arméniens. La dénomination Cité des patriarches, en référence à Abraham et Job, souligne sa relation avec Dieu. Edesse sera par la suite à l’origine du christianisme oriental. Les Croisés l’ont considérée comme une seconde Jérusalem, d’autant qu’elle a abrité deux reliques : le Mandylion, image du Christ envoyée au roi Abgar ; le linceul, linge enveloppant le corps de Jésus crucifié.
Édesse, carrefour des civilisations, est longtemps sous dominance étrangère – romaine, perse, arabe, turque – avant une indépendance éphémère puis devient le premier État latin d’Orient au début de la première croisade. Suivent un demi-siècle de combats et la dévastation en 1146. Les chrétiens se retrouvent alors minoritaires en terre d’islam, mais conservent leur identité religieuse.
La dislocation de l’Empire ottoman est à l’origine de leur anéantissement. Édesse, désormais appelée Ourfa, est un symbole des massacres hamidiens. Plus tard, en 1915, la relation entre les Jeunes-Turcs et l’Allemagne génère la résolution du Grand Crime ainsi que les Arméniens dénomment ce premier génocide du XXe siècle. Ourfa est anéantie. Les Turcs, défaits par les Alliés, se relèvent grâce à Mustafa Kemal qui obtient de la France qu’elle renonce à son mandat sur la Cilicie et les territoires de l’Est. En 1924, les Arméniens et les Syriaques survivants doivent partir sans espoir de retour.
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